La pression monte pour Kalshi – Le marché prédictif empêtré dans une nouvelle affaire en Arizona
Si les plateformes de paris prédictifs constituent un des grands narratifs de 2026, elles suscitent aussi l’ire des régulateurs. C’est notamment le cas de Kalshi, qui se voit accusée d’actes criminels par le procureur général d’Arizona.
Kalshi face à de nouvelles accusations en Arizona
« Aucune entreprise n’a le droit de décider d’elle-même de quelles lois elle doit respecter. » C’est ainsi que le procureur général de l’Arizona résume son action à l’encontre de la plateforme de marchés prédictifs Kalshi. Il a déposé 20 chefs d’accusations criminelles contre l’entreprise, estimant qu’elle opère en dehors des lois :
![]()
Kalshi peut bien se présenter comme un « marché de prédiction », mais ce qu’elle fait réellement, c’est gérer une opération de jeu illégale et accepter des paris sur les élections en Arizona, deux pratiques qui violent la loi de l’Arizona.
Kalshi permet de placer des paris sur à peu près n’importe quel sujet, depuis la guerre au Moyen-Orient jusqu’aux résultats d’élections, en passant par le retour de Jésus-Christ. Mais aux États-Unis, il est interdit de proposer des plateformes de paris sans licence locale. Par ailleurs, l’Arizona exclut spécifiquement les paris sur les élections.
![]()
Parmi les chefs d’accusation figurent quatre counts de paris électoraux, notamment des paris sur la course présidentielle de 2028, la course au poste de gouverneur de l’Arizona en 2026, la primaire républicaine pour le poste de gouverneur de l’Arizona en 2026, et la course au poste de secrétaire d’État de l’Arizona en 2026.
Acheter des ETN Bitcoin et cryptomonnaies avec XTB
Kalshi essaie de frapper en premier
Conscient des difficultés légales qui s’amoncellent, Kalshi a essayé de frapper fort. La plateforme avait initié une action en justice préventive contre l’État d’Arizona le 12 mars dernier, espérant garder la main sur ces affaires judiciaires. Elle avait également porté plainte contre la procureure de l’Iowa.
💡 A lire – Opinion, Polymarket, Kalshi… Avez-vous le droit d’utiliser les sites de paris prédictifs en France ?
Son argument : elle dispose d’une licence auprès de la Commodities Futures Trading Commission (CFTC), au niveau fédéral. Les plateformes de ce type existent en effet entre deux pôles : d’une part les réglementations par État, qui sont généralement hostiles à ce type de plateforme. Et de l’autre les décisions de la CFTC, qui sont plus ouvertes à ce nouveau type de services. Pour Kalshi, la régulation doit venir de l’État fédéral :
![]()
Comme d’autres tribunaux l’ont reconnu et comme la CFTC le confirme, Kalshi relève de la juridiction fédérale. Ce qu’elle propose est différent de ce que les bookmakers sportifs et les casinos offrent à leurs clients, et elle ne devrait pas être soumise à un ensemble disparate de lois étatiques incohérentes.
Jeudi dernier, la CFTC a marqué son nouveau positionnement, qualifiant les marchés prédictifs de « source éprouvée d’informations fiables pour les médias, les ligues sportives, les institutions financières et les Américains au quotidien ». C’est un revirement pour une institution qui avait auparavant initié des actions en justice à l’encontre de ce type de plateformes.
La bataille n’est donc pas finie et illustre un point de tension typique des États-Unis : celle de l’équilibre parfois précaire entre règles étatiques et règles fédérales.
Source : Azag.gov
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
Certains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité. Cryptoast a étudié les produits ou services présentés, mais ne saurait être tenu responsable de tout dommage ou perte liés à leur usage. Investir dans les cryptomonnaies comporte des risques. N'investissez que ce que vous êtes prêt à perdre.
