L’application de vérification d’âge de l’UE piratée une seconde fois en une semaine
Compromise en moins de 2 minutes dès sa publication, l’application européenne de vérification d’âge a de nouveau été contournée, malgré une mise à jour censée corriger ses failles. 2 échecs successifs en moins d’une semaine qui interrogent autant la solidité technique du dispositif que son intérêt.
Acheter Bitcoin (BTC)
Publicité Kraken
L'Union européenne incapable de lancer une application sécuriser pour son programme de contrôle de masse
Depuis plusieurs années en Europe, les plateformes numériques font face à une pression croissante pour encadrer les contenus accessibles en ligne. Les réseaux sociaux, services vidéo ou forums sont désormais attendus sur leur capacité à filtrer, modérer et restreindre certains contenus, parfois bien au-delà des seuls contenus manifestement illégaux.
La question de l’âge des utilisateurs a été imposée par nos gouvernements comme un sujet central. D’abord ciblée sur les sites pornographiques, la vérification d’âge devrait bientôt s’étendre à des plateformes beaucoup plus populaires, comme les réseaux sociaux.
💡 Voici comment renforcer votre sécurité numérique au quotidien
C'est pour standardiser la vérification d'âge qu'Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé le lancement d'une application.
L’objectif affiché reste la protection des mineurs, mais un tel outil servirait surtout à vérifier l'identité de tous les Européens, menant probablement dans le futur à plus de censure et de pression sociale ou pénale pour favoriser l'autocensure.
La publication de l'application a immédiatement attiré l’attention d’experts en cybersécurité. Une 1ère faille à été trouvée en moins de 2 minutes. Le code PIN et certaines données biométriques étaient stockés localement, dans des fichiers accessibles depuis l’appareil, et une simple modification suffisait à altérer les preuves d’identité et à récupérer un certificat numérique.
Une mise à jour a été déployée dans les jours suivants, ajoutant du chiffrement, une détection des appareils modifiés et un renforcement du stockage des identifiants. Mais ces correctifs n’ont pas fait long feu, une nouvelle faille a été trouvée hier par Paul Moore, consultant en sécurité.
The @EU_Commission has released an update to patch out the issues I raised last week, v2026.04-2 (https://t.co/SBAq4KJElL)
Honestly, I don't know if I should laugh or cry.
Let's review each one:
1. On-device data: database and settings encrypted at rest, with keys protected by… pic.twitter.com/TRq3qvLVVe— Paul Moore - Security Consultant (@Paul_Reviews) April 22, 2026
Selon Moore, les protections mises en place reposent sur des mécanismes connus et largement documentés. La détection des appareils modifiés peut être contournée, le chiffrement utilise des composants obsolètes et le code PIN reste vulnérable à des attaques hors ligne.
Le marché crypto se complexifie, retrouvez nos experts pour le surperformerUne collecte de données qui élargit les risques pour les utilisateurs
Au-delà des failles techniques, ce type de dispositif introduit une collecte de données systématique sur des usages jusqu’ici libre.
Vérifier l’âge implique, dans les faits, de lier une identité à une activité en ligne : navigation, interactions, centres d’intérêt, opinions et prises de position.
Multiplier les points de collecte augmente mécaniquement les surfaces d’attaque et mène inévitablement à des fuites de données, usurpations d’identité ou reventes d’informations qui créent des risques physiques dès lors que ces systèmes se généralisent.
Dans certains secteurs déjà exposés, comme celui des cryptomonnaies, ces dérives ne sont pas théoriques, les fuites d’informations personnelles ont déjà conduit à des ciblages précis d’utilisateurs, allant jusqu’à des agressions physiques visant à accéder à leurs fonds.
📰 À lire également dans l'actualité – 2 enfants en bas âge et 3 adultes séquestrés dans le Finistère pour 700 000 euros de crypto
À mesure que ces mécanismes de KYC s’étendent, la frontière entre la liberté d’interagir en ligne et le contrôle généralisé devient plus floue.
Des alternatives techniques existent néanmoins : modification de localisation, usage de VPN ou adoption de réseaux de communication décentralisés comme Nostr, un protocole sans intermédiaire permettant de publier et d’échanger sans dépendre d’une plateforme centrale.
Protégez vos cryptos avec un Ledger dès 49 € (10 € en Bitcoin offerts)👉 Pour aller plus loin sur ces enjeux et comprendre comment fonctionnent ces alternatives, notre vidéo dédiée à Nostr, réseau social décentralisé, détaille les mécanismes et les implications concrètes pour les utilisateurs.
Source : UE
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
Certains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité ou de l'affiliation. L'investissement dans les actifs numériques présente un risque de perte en capital totale ou partielle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N'investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.
