L'Europe va-t-elle vraiment interdire les VPN ? Cette responsable déclenche un tollé
En fin de semaine dernière, la vice-présidente de la Commission européenne a fait sensation à cause de ses propos sur les VPN. Qu'en est-il réellement ?
L'Union européenne souhaite-t-elle vraiment s'attaquer aux VPN ?
D’ici la fin de l’année, l’Union européenne devrait implémenter son nouvel outil de vérification d’âge pour limiter à ses citoyens l’accès à certains services en ligne, à commencer par l’accès aux réseaux sociaux.
Sous couvert de la protection de ses citoyens, l’Europe s’apprête ainsi à mettre en œuvre encore plus de surveillance et de collecte de données, au travers d’une application de vérification d’âge qui, nous l’avons vu, présente déjà des brèches pour les hackeurs.
🔎 Quels sont les meilleurs VPN du marché ?
Dans ce contexte, nombre d’Européens seront certainement tentés d’utiliser un VPN, afin de contourner cette application de vérification d’âge et la fourniture de documents qui l’accompagne.
En conférence de presse la semaine dernière, une question au sujet de l’utilisation des VPN a justement été posée à Henna Virkkunen, la vice-présidente de la Commission européenne. Cette dernière a notamment qualifié ces outils de « services à haut risque » :
Protégez votre vie privée dès maintenant avec Proton VPN![]()
Oui, bien sûr, il est difficile de trouver des solutions technologiques qui empêchent toute tentative de contournement des règles, mais lorsque nous mettons en place ces règles, comment allons-nous empêcher les enfants d'y accéder ? [...] Lorsque nous mettons en place ces règles, nous devons également prévoir des moyens de les appliquer. Actuellement, nous ne disposons d'aucun outil de vérification d'âge qui protège la vie privée tout en étant parfaitement cybersécurisé à tous les niveaux. Voici notre solution actuelle, mais il est important, pour les prochaines étapes, de veiller à ce qu'elle ne puisse pas être contournée. Nous étudions actuellement les services à haut risque.
Ainsi, cette déclaration a notamment déclenché un tollé sur X, où plusieurs lanceurs d’alerte se sont inquiétés du fait que l’Europe voudrait interdire les VPN. Dans les faits, il n’en est rien pour l’instant et ces mots s’apparentent plus à de la langue de bois de politicien qu’à une véritable annonce concrète.
Il ne s’agit donc pas de crier au loup trop vite, mais cela peut toutefois être interprété comme un signal faible : la question des VPN dérange et elle pourrait être l’un des prochains grands sujets poussés par le comportement aux dérives totalitaristes de nos « élites ». En France, à la fin du mois de janvier, la ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, avait par exemple indiqué que les VPN étaient le prochain sujet sur sa liste, avant qu’un porte-parole du gouvernement ne tempère ses propos.
👉 Dans l'actualité également — Les investisseurs en cryptos échapperont à la déclaration des portefeuilles auto-hébergés
La vigilance reste ainsi de mise, afin de déterminer si nous en resterons au stade de paroles ou si de véritables mesures finiront par être à l'ordre du jour tôt ou tard.
Trade Republic : acheter des cryptos et des actions en 5 minutesSource : Commission européenne
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
Certains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité ou de l'affiliation. L'investissement dans les actifs numériques présente un risque de perte en capital totale ou partielle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N'investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.
